Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
le monde de philippe Alors, mystérieusement, entre en existence cette chose dans laquelle il y de la joie. Krishnamurti

Etoiles

Philippe Maréchal
Etoiles
Etoiles

Demain matin je partirai...demain j'irai, avec mes pauvres mots. Demain j'irai, moi qui ne suis pas Hugo, et je te retrouverai pour te serrer dans mes bras, mon enfant, mon amour, mon soleil, ma joie. Demain j'irai, vers vous mes amours, mes étoiles, mes enfants, moi qui ne suis pas Hugo et qui de mes pauvres mots, ne peut en dire que trois, je vous aime.

Take it easy

Philippe Maréchal
Take it easy
Take it easy

Oh mon amour vient dans mes bras, que chante une femme sur un fond de New Orleans. C’est lundi, retour à la Gaieté après deux jours de gris. C’est pas que çà me gène, çà me surprend, mon café croissant n’est pas cher aujourd’hui. Y’a une petite prime d’assiduité on dirait. Je suis près du chauffage comme à ‘école. Y’a du rouge, y’a du jaune. Fait chaud. Cà décongèle le cœur. Mesdames et messieurs, le trafic est interrompu sur la ligne 6 à cause d’un accident de voyageur. Veuillez choisir un autre itinéraire. Nos agents sont à votre disposition pour plus de renseignements. C’est quoi les renseignements...

C'est par là que çà se passe

Philippe Maréchal
C'est par là que çà se passe
C'est par là que çà se passe

Bistrot, café, bar, gargotte, rad, troquet, chapelle, estaminet, il y fait chaud. The Duke, le piano me happe une fois la porte franchie. Dans un piano, les marteaux tapent sur du velours. Dans ma tête, la bière d’hier soir sévit encore et cogne toujours. Cà me rend un rien affecté et sentencieux. Je digresse, je conférence, ex cathedra mais dans ma chapelle intérieure je me dis en conclusion d’un séminaire autogéré autant que solitaire qu’un bon café c’est comme le drapeau suisse c’est la paix au milieu et le sang tout autour. Il porte des mitaines. Ses gros doigts dépassent et roulent avec difficulté...

Sous le soleil des néons

Philippe Maréchal
Sous le soleil des néons
Sous le soleil des néons

Je suis devant mon petit noir. Mon Jus, ma tasse. Je bois la tasse. C’était écrit quelque part. Dehors, tout le monde est habillé en noir. De quoi porte t’on le deuil ? Dans le métro une femme est revêtue tout en bleu. Son bleu lumineux irradie. Elle semble regarder autour d’elle, étonnée. Elle fait sa curieuse comme moi de ce qui se trame dans les têtes qui dépassent. De tous ces oripeaux en berne, la tête s’échappe d’un côté. Au bout des mains, le téléphone portable éructe de l’autre, pour un autre, pour une autre. Clic clac, message à deux pouces. Clic clac, les portes automatiques. Clic clac,...

on my knees

Philippe Maréchal
on my knees
on my knees

C’est l’heure où les cuistots et les barwomen mangent. Toujours le blues qui coule à l’abri derrière les vitres du bar. Ce matin dans le métro une femme était à genoux appuyée sur les mains, le visage contre le sol. Elle avait posé un gobelet en plastique devant elle. Des courants d’air froid engouffrés dans ce tube en céramique glaçaient jusqu’au os. Sur les murs de la pub pour des voyages de rêves et deux têtes de cons qui expliquaient dans leur com pour avion comment ils s’envoyaient en l’air. Une annonce qui dégueule depuis les boites à paroles, « attention des pic poquet peuvent… » Ouais c’est...

Retrouver le Phil

Philippe Maréchal
Retrouver le Phil
Retrouver le Phil

Elles sont Assises sous la glace à facettes. Y’a deux filles qui gloussent au fond du café. Elles épluchent leurs doigts. Elles gigotent. Elles se trémoussent. Elles chuchotent. Elles se confient, s’abandonnent pour trois fois rien. Elles vivent. Elles se montrent leurs ongles colorés. Deux tables plus loin, y’a deux mecs qui discutent affaires. C’est dur. Je préfère la manucure. Y’en a un qui domine et l’autre qui écoute. Y’en a un qui dicte et l’autre qui acquiesce. « Le secret d’une autorité quelle qu’elle soit tient à la rigueur inflexible avec laquelle elle persuade les gens qu’ils sont coupables...

Orange pressée à temps perdu

Philippe Maréchal
Orange pressée à temps perdu
Orange pressée à temps perdu

A Paris, il fait toujours gris. Pas rue de La Gaieté. Paris, Parue, j’y suis revenu. Un orange pressée et tout mon temps. La musique s’allonge et se répand sur le comptoir. Une petite scène au fond et le mot « Toilettes » en rouge comme une invitation à retrouver une glace pour se maquiller. Rouge à lèvres pour l’autre, mes yeux face au miroir. Qui se cache derrière mes yeux. L’ai je déjà vu ? C’est un cœur, un cœur amoureux. Retour à la table au dessus du Zinc, des cages comme les geôles de Louis XI, et des lumières à l’intérieur. Rayonnent les âmes des lutins jadis emprisonnées et qui brillent...

Un dimanche à Paris

Philippe Maréchal
Un dimanche à Paris
Un dimanche à Paris

Un dimanche de mélancolie, à travers les rues sous la pluie. Inventer de nouveaux pas et sur un chemin qui s'efface, survoler les pavés pour ne pas glisser comme un cheval aux sabots férrés. Acheter une mangue à un vendeur birman, croiser les regards de ceux qui fument aux coins des terrasses, et penser aux plus grands ceux qui l'ont chanté et se dire, comme une autre te l'a dit "Comme Eros, la mélancolie aspire à un au-delà qu’elle redoute autant qu’elle espère".

Les jardins intérieurs

Philippe Maréchal
Les jardins intérieurs
Les jardins intérieurs

L’intention de poser un acte minimaliste sur une feuille imaginaire est en réalité aussi éphémère qu’un assemblage de pensées sous un ciel étoilé. Ainsi je souffle toute la vacuité qui accompagne le cinéma permanent des pensées. Elles défilent dans nos têtes, comme les nuages dans un ciel de traine, cumulus congestus, , cumulus mediocris, cumulus humilis… Faire de ce moment où les phrases se déroulent dans la tête, la nique aux actes manqués. Soupirer dans un regret qui se loge dans le confort d’une larme. Faire de cet instant qui débuterait en se roulant une clope, une introduction, et écraser...

1 2 > >>