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le monde de philippe Alors, mystérieusement, entre en existence cette chose dans laquelle il y de la joie. Krishnamurti

Kapitale

Philippe Maréchal
Kapitale
Kapitale

Un p’tit bonheur, débarquer au matin sur le quai et humer l’air de la ville, mon exotisme, mon parfum d’ailleurs, en attendant, c’est promis, celui d’horizons plus lointains. Loin des Kabanes et des langueurs propres au lutin, s’ébaubir, écarquiller les esgourdes et les narines, sentir et éprouver l’odeur de la gare comme un petit garçon qui respirait avec délice les volutes d’une mystérieuse gitane, semblable à une copine accrochée à la bouche de sonpère. Descendre dans le ventre de la bête et retrouver le parfum du métropolitain, qui sent tout, jusqu’à la plus exécrable des effluves des cuistres...

Kabane

Philippe Maréchal
Kabane
Kabane

C’est un p’tit bout de cabane, qui sent bon l’temps qui passe entre les planches mal assemblées et couvertes d’un goudron qui te prennent dans leurs bras et çà sent la souris ou bien le délice du temps passé et t’y restes enroulé comme entre deux seins, sous un fatras de tissus, d’outils épars et rangés, en désordre, ou bien pensé, et les tiennes s’y collent comme elles aiment à rêver, enlacées dans l’assemblage hétéroclite, de tissus et bouteilles, de peintures et valises et tout çà s’entremêlent et te happent comme pour t’inviter au voyage, dans un univers si petit qu’il en devient immense et...

A la taille d'un Hobbit

Philippe Maréchal
A la taille d'un Hobbit
A la taille d'un Hobbit

C’est ce qu’en d’autres temps, autres bâtisses, on appelait une meurtrière. Ici, je l’appelle une vivrière. Sorti, je la remarque tout à coup me retournant. A gauche de la maison, une fenêtre écarte les pierres, large de quelques centimètres, haute d’un demi mètre. A la base, une lumière scintillante. Je la reconnais, c’est ma bougie, une flamme toute petite et pourtant je ne vois qu’elle. Une flamme entre les pierres, comme celle qui brille résolument au fond du cœur. Une réplique. A droite sur le mur, une pierre comme un cœur renversé. La façade de ma maison traduit exactement l’état du moment....

My Incredible India

Philippe Maréchal
My Incredible India
My Incredible India

Cà se forme, çà se prépare, çà se conçoit et puis on y va. Bonchivalla, t’es surement plus là, t’as dû prendre la troisième porte. Mais quand même t’es par là. Envie d’y revenir. Partager ces moments fabuleux avec toi, assis sur un banc près d’un vendeur de thé. Une boulette, et hop un tchaï, et puis assis tous les deux. Toi le vieux enturbanné et moi à côté. A regarder pendant des heures, la mosaïque improbable, l’infinie variété de la rue indienne. A regarder passer les gens, les fluets, les flics à la moustache, les filles habillées à l’occidental, les débonnaires à l’abdominal proéminant, fendant...

Longtemps je me suis levé de bonne heure

Philippe Maréchal
Longtemps je me suis levé de bonne heure
Longtemps je me suis levé de bonne heure

Petite musique trainante, Philp écoute Fip. Au hasard des paroles captées d’une chanson, le cœur se rétracte. Il fait suivre le message à la tête, là haut, qu’il se passe quelque chose. Petit bureau dans une ville de province où les Marcel se couchent de bonne heure. Je me lève tôt et je passe à la ligne. Envie de partir là où le tumulte exulte. Là où les parfums soulignent les odeurs. Là où un éléphant surgit derrière un rickshaw qui évite une vache qui boulote un carton, dans un concert de klaxon qui fait oublier les nids de poules au promeneur indolent bousculé par la foule. Envie de retrouver...

Petite musique de pluie

Philippe Maréchal
Petite musique de pluie
Petite musique de pluie

La pluie tu fais chier, qui prend mon coeur pour un buvard, çà tombe et çà dévale dans mes gouttières et çà mouille mon crâne à l’envers et le vent qu'est froid et les nuages courent au dessus des toits. Envie de danser. Envie de parcourir la ville sur la bande son de Pina, de Wenders. Envie ou bien, ou bien de rire ou bien de pleurer, ou bien les deux, soyons généreux et puis danser, danser, danser. Au bout de la rue trouver un piano et jouer, jouer, jouer. Jouer sur un piano solo et dans la rue et sous la pluie et nu. Et se laisser dériver et comme Novencento, crier au cul ! et se rouler sur...

Le massacre de la Saint Valentin

Philippe Maréchal
Le massacre de la Saint Valentin
Le massacre de la Saint Valentin

La saint Valentin vous emmerde ? Venez donc la démolir comme il se doit avec la complicité du Théâtre de Valréas. le Vendredi 14 Février - 19h00 LE THEATRE DU ROND POINT PREND SES QUARTIERS D’HIVER… Au Domaine du Val des Rois - Route de Vinsobres - Valréas Lecture /Dégustation/Repas Lecture : "Cause toujours Elda" Là, C'est moi de et par Karine Bergami et Philippe Maréchal et là ...c'est elle La crise, pas celle de l’écono mie, mais celle du couple, ou tout au moins celui que nos parents ont connu. Le « modèle » en vigueur ne fonctionne plus. La société a changé, le couple aussi. A 40 ans tout...

lettre à la moulinette

Philippe Maréchal
lettre à la moulinette
lettre à la moulinette

Tu veux avoir de mes nouvelles mon ami. Tu dis même un brouillon, une feuille déchirée. Je m’en étais abstenu. Reclus. Une feuille déchirée, oui, çà me parle comme l’évocation d’un chiffon qu’on presse, qu’on tord qu’on essore et dont on tire tout le jus jusqu’à la dernière goutte. Je suis un chiffon. Je suis un coquelicot. C’est une fleur en chiffon. C’est un cœur en papier crépon. Tu veux savoir ? Le soleil me parvient, en huit minutes. J’écoute Pink Martini. C’est con. Je me fais un café puis un Détox. Je marche à l’envers pour me faire croire que je rentre en sortant. Je me mets à la fenêtre...

Ciné Phil

Philippe Maréchal
Ciné Phil
Ciné Phil

C’est drôle l’italien, c’est une langue qu’on s’obstine à ne point vouloir apprendre et qu’on rêve de parler dès qu’on l’entend. Même les mains se mettent à bouger tandis que la langue se trouve trop près du palais et bien trop enchâssée entre les dents afin qu’elle se délie et s’enflamme sur une autre langue qui viendrait l’embrasser. Hier soir, cinéma. Au cinéma après une longue diète. Le Sémaphore, à Nîmes. Petite salle mais bien assis, bonne image, bon son, un bistrot sympa avant et hop : Viva la Liberta de Roberto Ando… Quoi de mieux après avoir déserté les salles depuis trop longtemps que...

Des Cévennes à l'autre bout de la terre

Philippe Maréchal
Des Cévennes à l'autre bout de la terre
Des Cévennes à l'autre bout de la terre

Retour au lac Baïkal...la mer de l'intérieur comme un Sylvain Tesson. Une maison dans les montagnes, un dernier message puisqu'ici il n'y aura plus rien pour se relier. Et puis les instants ultimes, avant plongée dans le silence, où le seul bruit qu'on perçoit est celui d'un tambour. On appelle çà le cœur. Un coeur inutile en chiffons et qui tourne et qui frappe le silence comme l'aviron pénètre une eau calme. Et les montagnes se fondent et se transforment en vagues. Puis gronde le Vacarme incessant d'une mer intérieure qui s'en vient frapper sur les rivages d'une mémoire abrupte et découpée comme...