9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 15:53

L’intention de poser un acte minimaliste  sur une feuille imaginaire est en réalité aussi éphémère qu’un assemblage de pensées sous un ciel étoilé. Ainsi je souligne toute la vacuité qui accompagne le cinéma permanent des pensées qui défilent dans nos têtes, comme les nuages dans un ciel de traine.

Faire de ce moment où les phrases se déroulent dans la tête, la nique aux actes manqués. Soupirer dans un regret qui se loge dans le confort d’une larme.

Faire de cet instant qui débute en se roulant une clope, une introduction, allumer la thèse, tirer quelques taffes en antithèse et écraser le mégot en guise de conclusion.

humeur-du-chef-4117.jpgD’un pied assuré j’éloigne ce qui fut un incendie de bouche et je le dégage plus par confort que par mépris des pensées  qui sont trop obsédantes pour être tues.

Je ne fumais pas lorsque j’étais collégien.  L’union poisseuse de mes poumons et du goudron fut entérinée lors de mon entrée à l’école des mousses où je reçus entre autres 16 paquets de gauloises, et à bout filtre sur précaution et circulaire de Madame Veil. Ah oui, je suis passé maitre dans l’art de la digression et à la gitane sans filtre à l’école de Maistrance.

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Published by Philippe Maréchal - dans humeur du chef
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Yola 15/03/2014


Pour la digression -qui est effectivement un art-, la Mainstrance a l'air d'une excellente formation

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