10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 10:24

/page/10/02160630.jpgCompétitivité, performance, gains de productivité, on a déjà essayé çà sur le tour de France, résultat c'est encore un américain qui avait gagné. devant un tel programme, Je suggère donc de remplacer le maillot jaune par la marinière.

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 10:01

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 10:15

Un jour,  chevauchant une furieuse envie, je traverserai Paris sur une cyclomopète de plus de 17 ans, pétaradante et vrombissante à plus de 45 km heures, vitesse permettant de profiter plus longtemps du voyage, yeah....
à cause que j'aurai restauré ma cyclomopète moi même, une Kerouac 49, 9 cm, boostée à la lime à ongle avec un siège baquet et des guidons larges comme un vélo californien, je sortirai place de l'étoile en décollant et j'atterrirai de l'autre côté du lac sur la 5éme avenue où le président Obama himself m'accueillera en décalarant "yes he caned heat", ....,

J'aurai un cakse sans visière, parce que, forcément, un visière çà limite le champ de vision et çà donne le look de Perceval le Gallois au rapport. J'aurai un pot d'échappement libre parce que justement quand on s'échappe, on est libre . J'ai dit je sais pas, suis tout chose ce matin,çà doit provenir d'un excès d'infos etats uniennes ou bien c'est le rapport Gallois qui me met de bonne humeur ou l'inverse.

Dansez maintenant....

 

 

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 09:26

 

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 14:23

« Freedom »

FRANZEN Jonathan

(L’Olivier)

 

Le roman qui fit causer lors de la précédente rentrée littéraire. Un pavé. Un authentique pavé sensé refléter la société américaine contemporaine. Agrémenté d’interrogations existentielles. Sur l’achèvement du rêve américain, par exemple, au cours des quarante dernières années. Ou sur l’usage que l’on fait de l’autre côté de l’Atlantique des libertés. Sur le sens des guerres que mène la nation, mère de toutes les démocraties. De quoi, pour le moins, intéresser le Lecteur. Qui s’est cependant souvent ennuyé à accompagner la multitude des personnages sensée représenter la dite société. A une nuance près : celui de Patty Berglund, femme égarée, épouse que l’on croit conventionnelle mais dont il fut amené à découvrir qu’elle avait vécu une sorte d’exaspérante passion. Une femme en souffrance qui se prive d’avenir. Un roman toutefois loin du chef d’œuvre qu’annonçaient quelques exégètes réputés compétents.

 

 

 

 

« Barroco tropical »

AGUALUSA José Eduardo

(Métailié)

 

Luanda. Théâtre de tous les tumultes. Au centre de la scène : Bartolomeu Falcato, l’écrivain. A égale distance, quelques femmes, dont Barbara l’épouse et Kiria, la chanteuse, accessoirement maîtresse de l’écrivain. A la périphérie, le petit peuple de la capitale angolaise. Et puis, dans les coulisses, les puissants, politiques, affairistes, militaires, et tous leurs redevables. Dont les irruptions révèlent l’ampleur de leurs crimes. Agualusa brosse un tableau quasiment apocalyptique de la société angolaise. Mais le Lecteur, lui, n’a plus ressenti ce bonheur rare de la découverte, celui qui fut sien lorsque, par exemple, il découvrit « Les femmes de mon père ». La machinerie Agualusa ne lui est plus inconnue. Le récit s’enchaîne de manière trop prévisible, l’ironie s’édulcore tout autant que s’atténue la virulence. Non qu’elles fussent l’une et l’autre absentes du roman. Non. Elles se retrouvent et s’amalgament bien souvent. D’où ce plaisir diffus qui fut celui du Lecteur.

Et puis Agulusa sait, en quelques phrases, rendre palpables des réalités politiques, sociales, économiques. Comme dans ce court paragraphe qui résume et concentre la problématique angolaise : «  Luanda se précipite à toute allure vers le Grand Désastre. Huit millions de personnes hurlant, pleurant et s’esclaffant. Une fête. Une tragédie. Tout ce qui peut arriver arrive ici. Ce qui ne peut pas arriver arrive aussi. Nous sommes au XXI° siècle. Nous en sommes très loin. Nous baignons dans la lumière. Nous sommes plongés dans l’obscurantisme et la misère. Nous sommes incroyablement riches. Nous produisons la moitié des diamants vendus dans le monde. Nous avons de l’or, du cuivre, des minerais rares, des forêts à exploiter et de l’eau en quantité. Nous mourons de faim, du paludisme, du choléra, de diarrhée, de la maladie du sommeil, de virus venus du futur, pour certains, et, pour d’autres, d’un passé sans nom. » C’est dans ce contexte qu’évoluent les personnages, en particulier au sein de la Termitière, immense gratte-ciel jamais achevé, où les nantis occupent les usages supérieurs tandis que la plèbe est reléguée dans les sous-sols. Là où se noue le drame, où se déroulent les confrontations, où se réalisent tous les négoces. Là où l’abjection atteint au pire.

 

 

 

« Home »

MORRISON Toni

(Bourgois)

 

Il est des plaies qui jamais ne se referment, d’atroces souvenirs qui à tout jamais hantent les mémoires. C’est ce qu’il advient à Frank, gamin qui fut le témoin, dans une bourgade du Texas, du lynchage d’un de ses voisins, noir comme lui. Crime commis par une meute enragée de blancs. Quelques années plus tard, au retour d’une guerre qui ne l’a pas fait citoyen de plein droit, Frank part à la recherche de sa sœur, celle qui l’accompagnait le jour du crime. Il finit par la retrouver en Georgie, sorte de prisonnière consentante d’un médecin (blanc) qui se livre sur elle à d’abominables expérimentations. Au cours de son périple, entre Seattle et la Georgie, il aura au préalable découvert une Amérique blanche imprégnée d’un racisme qui ne se dissimule pas.

Ce roman épuré, expurgé de toute fioriture, a bouleversé le Lecteur. Un roman qui même s’il traite d’évènements « historiquement » datés, reflète une situation qui présente bien des analogies avec celle qui est faite aux noirs dans l’Amérique contemporaine. Il suffit d’observer l’actuelle campagne électorale made in USA pour comprendre qu’en effet une part importante de la population blanche continue à entretenir les vieux mythes issus de l’histoire de l’esclavagisme. Le roman va cependant bien au-delà de ce constat. Dans sa dernière partie, le frère et la sœur réunis, il est celui d’une démarche singulière. En revenant sur les lieux du crime, en recherchant les ossements de celui qui fut lynché puis en leur offrant une sépulture décente, les deux personnages affrontent l’horreur et conquièrent ainsi la dignité que leur refusaient leurs oppresseurs.

« Frère et sœur glissèrent le cercueil aux couleurs pastel dans la tombe verticale. Lorsqu’elle fut recouverte de terre, Frank tira de sa poche le morceau de bois incrusté de sable et deux clous, qu’il enfonça à l’aide d’une grosse pierre pour le fixer à l’arbre. Un clou se recourba et devint inutile, mais l’autre tint suffisamment pour exposer les mots que Frank avait peints sur l’écriteau en bois.

          Ici se dresse un homme. » 

 

 

 

 

« Les raisons de mon crime »

KUPERMAN Nathalie

(Gallimard)

 

Marianne est chômeuse. Martine, sa cousine, vit d’expédients. Les deux femmes se retrouvent, exhument par bribes les moments de leur enfance et de leur adolescence. Des moments pas très drôles, surtout pour Martine. Marianne va progressivement s’enliser, dans une sorte de mouvement d’assimilation à la situation de sa cousine à qui elle a proposé d’écrire son histoire. Une descente aux enfers dont il n’est pas certain qu’il soit un jour possible de s’exhumer.

Le Lecteur est très partagé à l’égard de ce roman. S’il a apprécié son côté provocateur, il fut plus que réticent devant le spectacle parfois caricaturé jusqu’à l’excès qu’offrent celles auxquelles notre société n’offre aucune échappatoire. Qui deviennent donc doublement victimes d’une férocité qui s’exerce à bon compte.

 

 

 

 

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 11:18

humeur-du-chef-2025.jpgDimanche, un thé à l’heure du déjeuner. La radio et puis des questions, des questions à n’en plus finir. Je ne connais rien aux tenants et aboutissants de l’affaire Aurore Martin. Mais cette question au delà de ce qui la retient dans une geôle espagnole : que découvrent ceux qui arrivent au pouvoir au point de surprendre ainsi tous ceux qui de leur famille politique, de pensée ou d’inclinaison les ont chargé d’administrer le pays ? La complexité du monde est elle ainsi faite qu’elle ne s’appréhende qu’aux commandes et se dilue t’elle dans la masse et l’anonymat ? Jamais comme en ce moment, je n’ai fait autant mienne cette  phrase, il y a longtemps prononcée par Guy Bedos «  c’est dur d’être de gauche quand elle est au pouvoir ».  Quid de ceux qui sont de droite quand leurs ténors tiennent les rênes ? La démocratie n’est elle que l’expression d’un rêve collectif du changement profond à chaque alternance, rêve brisé au lendemain des élections ? Car il le faut bien, c’est la vie, qu’ils se coltinent la réalité, loin de nos réalités, puisqu’apparemment ils connaissent rien des nôtres masquées par celle qu’ils semblent à chaque fois découvrir au siège présidentiel. N’est elle qu’apparente cette réalité et se soumet elle une fois usée par l’urgence d’agir, aux groupes de pression, aux lobbies ? Comment arbitrer sans diviser ? Si cela est , alors ceux qui gouvernent se doivent ils de prévenir leurs électeurs, qu’ils seront là pour faire ce qu’ils ont promis et s’en tenir à cette ligne de conduite jusqu’à en perdre leur fonction, aux élections suivantes, car c’est bien à ce prix qu’il ne paraitraient pas comme accrochés à leurs sièges et permettraient au plus grand nombre de comprendre que peut être le changement ne se fait qu’à petite échelle, qu’il appartient à chacun de changer ce qui ne va pas autour et en lui et ne plus déléguer et laisser à d’autres qu’ils soient tribuns, normaux ou bien brillants ou bien tout cela à la fois d’emporter nos rêves dans les méandres du pouvoir ? Ce pouvoir s’amenuise de jours en jours une fois aux mains de ceux qui le détiennent et accuser de sottise ou d‘amateurisme ceux qui ont fait profession de politique est trop court pour ne point suspecter cette remarque d’être née au coin d’un zinc, endroit au bout duquel on sait depuis Coluche, que le schmilblick est un oeuf et qu’un œuf ne fait pas de politique. Il s’agit d’autre chose certainement, de la question qui vaut la peine, qu’est ce que le changement, que faut il à présent inventer pour aller plus loin dans le bien commun ? Peut être passer à l’âge adulte de la politique, qu’elle ne soit plus apparentée par un avatar, c’est à dire à la figure emblématique d’un courant de pensée, par un homme ou une femme qui parlent bien et qui porteront à eux seuls  l’espoir et à coup sûr la déception de tout un peuple, le laissant dériver aux inclinaisons de facilité, c’est à dire à l’extrême, dans l’illusion déprimante que s’infliger le plus dur et de fait l’inacceptable lui permettront de se redresser alors qu’il n’aura d’autre solution que de se coucher.

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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 15:32

« Face au mur »

BATTISTi Cesare

(Flammarion)

 

Ennuyeux. Ce roman dans lequel Battisti juxtapose quelques récits qui sont autant de nouvelles policières à la sauce brésilienne. Fruits d’une expérience particulière, celles de l’exil et de l’enfermement. En ces années où l’Italie de Berlusconi tente d’obtenir l’extradition de celui qui milita au sein de la gauche extrême au cours de ce qu’il est convenu d’appeler les « années de plomb ». Lesquelles sont quasiment absentes du roman, ce que le Lecteur ne reproche pas à l’Ecrivain. Non. Tout simplement, il n’est jamais parvenu à accorder une once de crédibilité à ces récits-là. D’où cet ennui qui ne le quitta pas. D’où son attente de quelque chose de plus authentique, de plus mordant, de plus incisif. Ce qui pourrait être assimilable à un cri. Alors que « Face au mur » ne fait entendre que plaintes et gémissements.

 

 

 

 

« American Music »

MENDELSOHN Jane

(Calmann-Lévy)

 

Quelques fulgurances qui firent les délices du Lecteur. Mais noyées dans un enchevêtrement d’anecdotes sensées se relier entre elles sans qu’il lui fut jamais possible de discerner le pourquoi du comment. Un roman qui ne swingue qu’en de trop rares circonstances. Un roman qui laisse quelques regrets, tant les deux personnages qui en constituent la référence suscitaient, eux, un réel intérêt : l’ancien soldat dont la vie faillit se briser en Irak et la jeune soignante qui s’essaie à l’extirper de son renoncement. Dommage ? Bof……. Les regrets ne sont point éternels.

 

 

 

 

 

« Les Travaux du Royaume »

HERRERA Yuri

(Gallimard)

 

Bouquin déconcertant. Une fable mexicaine qui raconte les aventures de Lobo, gamin des rues et musicien par hasard (le legs d’un accordéon que lui fit son père). Lobo chante la misère du peuple mexicain jusqu’au jour où le Roi le remarque. Un Roi dont il n’est pas besoin d’être grand clerc pour comprendre qu’il règne sur la pègre et tire de juteux profits du trafic de la drogue. Voilà donc Lobo enrôlé sous la bannière du Monarque dont il chantera désormais les faits d’arme. Sauf que son chemin croisera celui de trois femmes : la Fillette, la Sorcière et la Quelconque qui n’est autre que la fille de la Sorcière. Et que lui, entre temps devenu l’Artiste, trouvera dans ses multiples errements les voies de sa rédemption.

Le Lecteur ne renie rien du plaisir qui fut sien à s’immerger dans cette œuvre étrange. Même  s’il ne disposait pas de toutes les clefs qui auraient dû lui permettre d’appréhender toutes les subtilités du récit. Même si la poésie populaire lui est inconnue. Son imagination l’a aidé à pallier à ses insuffisances.

 

 

 

 

« Une semaine de vacances »

ANGOT Christine

(Flammarion)

 

Le Lecteur s’est confronté à une expérience redoutable : renouer avec la littérature de Christine Angot. Une littérature sur laquelle il écrivit pis que pendre, tout en ayant conscience que ses vilenies ne relevaient pas de l’objectivité. Mais qu’elles dépendaient de sa connaissance particulière de l’inceste. Une connaissance construite sur une vingtaine d’années dans l’observation de la destruction, de l’anéantissement d’une jeune femme soumise aux désirs sexuels d’un père par ailleurs confortablement installé dans ses prérogatives sociales (militant admiré et peut-être admirable, élu dévoué à la cause du peuple, époux et père sacrificiel).

Le Lecteur sort perplexe de ces retrouvailles. Des retrouvailles qui lui furent suggérées tout au long des trois pages que Libération consacra à « Une semaine de vacances ». Convaincu, lorsqu’il referma son quotidien, que Christine Angot, délivrée du « je » au profit du « il » et du « elle », s’était extirpée de l’évocation intime pour atteindre à des domaines plus généraux, fussent-ils également relatifs à la question de l’inceste. Sur ce plan très particulier, la lecture ne l’a pas convaincu. Le roman est une brève narration clinique des relations sexuelles auxquelles un homme d’âge accompli contraint une adolescente au cours de la courte semaine de vacances qui les réunit du côté de Grenoble. Pas la moindre ambiguïté : dès la première phrase, Christine Angot met les pieds dans le plat (« Il est assis sur la lunette en bois blanc des toilettes, la porte est restée entrouverte, il bande »).

Le roman égrène donc ces relations subies par celle qui ne les veut pas mais qui ne dispose pas des moyens de les refuser. Sauf lorsque surviennent ces instants où la répulsion la submerge et que surgissent les larmes, ce que l’homme accompli ne peut supporter et qu’alors il lui reproche de ne pas partager l’amour qu’il prétend lui porter. Là, le roman excelle. Il met l’accent sur la violence diffuse, la pire, celle qui joue sur des ressorts affectifs. Ce chantage immonde qu’exerce celui qui domine sans partage. Aucune complaisance : Angot laisse deviner l’infinie souffrance de l’adolescente tout autant que la peur qui s’est insinuée en elle, qui ne la quitte plus. Elle démonte l’horrible mécanique de la soumission qui conduit celle qui n’a rien demandé à entrer dans le jeu infernal dont elle n’est même pas la Folle, mais le Pion que le Roi mène à sa guise. A ce niveau-là, aux yeux du Lecteur, le roman est une réussite.

Ses réserves naissent de ce qui s’écrivit dans Libé : des articles qui placent l’œuvre au niveau du livre référence sur les questions de l’inceste. De dramatiques et douloureuses questions. Christine Angot a sans doute réussit un brillant exercice d’auto-analyse (plus que d’exorcisme). L’inceste s’y  révèle dans toute son abjection. L’homme abuse de son pouvoir pour que l’autre, la victime, finisse par lui concéder tout ce qu’il se considère en droit d’exiger. Une approche en retrait, une approche distanciée du roman permet de comprendre cela. L’inceste est bel et bien cette domination du puissant à l’égard du faible. Mais l’inceste est pire encore lorsqu’il s’observe a posteriori, lorsque la victime se retrouve face à sa solitude, lorsqu’elle glisse de jour en jour vers les profondeurs d’insondables abîmes. Le roman de Christine Angot s’arrête lorsque les larmes de l’adolescente conduisent l’homme à, au sens propre de la chose, se débarrasser d’elle. La suite ou, plutôt, les suites des agressions, leurs conséquences, le Lecteur ne peut, au mieux que les anticiper. Alors même qu’elles portent une condamnation sans appel contre les actes perpétrés par un adulte imbu de lui-même. Si Christine Angot a su trouver dans l’écriture les instruments d’une certaine rédemption, beaucoup d’autres femmes survivent à peine dans un enfermement psychologique particulièrement douloureux. Alors, œuvre utile ? Sans aucun doute. Mais sans plus. Christine Angot ne fait pas la tour de la question ce qui, de toute évidence, n’est pas l’objectif qu’elle s’assigne. Elle adresse un signal d’alarme ou, du moins, ce qui peut être entendu comme tel.

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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 15:04

Amis parisiens, si vous rencontrez votre maire sympathique, dites lui combien je partage son souci de respirer de l'air pur. Moi dans ma campagne, je circule avec une vieille 309 rouge au capot rose et couverte de mousses, ce qui me vaut parfois des regards appuyés de la maréchaussée qui elle circule en bleu et avec des gants housse. Elle est de cette génération qu'on appelle Mitterrand, époque q ui m'évoque le temps lointain de mon dernier travail susceptible de me permettre d'acheter une autopotable et éolocompatible, cette époque où l'on traversait la France en 4l au gaz de shit pour manifester contre le nucléaire à Plogoff ou bien la gente militaire sur le Larzac, nul doute qu'on fera de même en bagnole à l'hydrogène pour aller à ND des Landes, où j'aurais pu espérer acheter un billet pas cher pour aller à New Delhi ou bien. Du coup, je me dis qu'il y a peut être un rapprochement à faire entre l'écologie et le social, c'est à dire imaginer un rapport entre le mot socialiste et le souci des plus pauvres et du bien commun, et pourquoi pas interdire le vieux RER à l'haleine aussi fraiche que le pot d'échappement de ma vieille caisse de 19...faut que je retrouve les lambeaux de ma carte grise, une gamine à côté de l'âge du métropolitain qui lui est carrément d'une autre époque, celle où l'on trouvait bien de faire passer les trains dans les égouts avec du carrelage pour faire propre. Laisser sa voiture quand on va en ville c'est mieux, mais proposer des prius low cost au RSA de base ne serait pas mal non plus et bien d' inciter l'emprunt de transports en commun nombreux et rajeunis et joyeux pour aller retrouver un boulot sympa et bien payé nous inspirerait à tous l'envie de gonfler nos petits poumons ragaillardis. Pourquoi pas non plus baisser le cout du logement dans la grande ville afin d’offrir une alternative potable aux banlieusards projetés loin hors les murs, diminuant ainsi les trajets polluants? Enfin, à force d'interdire et de limiter ( vieilles caisses et vitesse) on va finir interdits et limités et par ne plus bouger de chez soi, d'où d'ailleurs on peut faire ses courses par internet avec la tune que les banques ne veulent plus nous prêter et pointer au chômage de masse dans le même anonymat que la crotte de nez extirpée du blaze de l'automobiliste moyen cherchant un dérivatif à son envie de cahouète à l'heure de l'apéro et du bouchin traditionnel dans le pays de la danse des canards et de la French touche. Rouler à trente à l'heure, avec chauffeur reste d'un indéniable intérêt, celui d'avoir le temps de peaufiner de nouvelles mesures susceptibles d'améliorer la vie de tout à chacune et chacun, quant à limiter à 70 la vitesse sur le périphérique permettrait c'est sûr de diminuer la pollution, très gênante pour les riverains de cette autoroute urbaine et qu'on devine affairés derrière les plastiques qui leur tiennent lieu de vitres à leurs précaires cabanes. Je vous embrasse, je me 'autorise, Philippe Maréchal, patronyme qui n'a rien à voir avec un précédant locataire d'un vieil hôtel du parc automobile ou du centre de la France domaine des brocanteurs et des boites de pastilles Vichy.

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Published by Philippe Maréchal - dans La chronique des jardins
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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 08:40

« Un ange noir » 

BEAUNE François

(Verticales)

 

Roman dans l’air du temps. Celui qui narre les insipides aventures d’un pauvre mec que personne n’aime. Et qui, pour son plus grand malheur, se retrouve avec un cadavre sur les bras (ou, plus exactement, dans une baignoire), celui de la jeune collègue officiant à ses côtés dans un institut de sondage. Qui a tué la jouvencelle ? Il n’est pas de suspens, puisque les flics concluent que la mort est « naturelle ». Mais le pauvre mec s’entête. Il veut un coupable. Et, afin de se trouver ce coupable, il s’enfonce jusqu’au plus profond de ce qu’il croit être l’abîme. Non sans avoir rabâché les lieux communs qui nourrissent les harangues réactionnaires des pochetrons franchouillards. Une insignifiante variante houelbecquienne qui a laissé de marbre le Lecteur.

 

 

 

 

 

« Clandestin »

CAPUTO Philip

(Cherche-Midi)

 

Un énorme pavé. Qui se lit comme un roman d’aventure(s). Nanti d’un célèbre prix littéraire américain. Donc des aventures. Qui s’entremêlent et s’interpénètrent. Un long siècle de l’histoire des USA. Des pionniers qui s’installèrent en Arizona jusqu’à leurs descendants qui s’essaient à entretenir la légende des éleveurs, cow-boys rudes au labeur, confrontés à un environnement hostile. D’autant plus hostile qu’au-delà des conditions climatiques, la frontière mexicaine est toute proche. Si proche qu’il est facile de s’égarer. Si proche que tous les trafiquants traversent les propriétés où les cow-boys élèvent vaches, veaux et bœufs. Les trafiquants d’autrefois, en particulier au temps de la prohibition. Les trafiquants d’aujourd’hui qui overdosent la société américaine à grands coups de substances un peu plus qu’hallucinogènes. Et dont les chemins croisent bien souvent ces migrants qui rêvent, eux, de l’eldorado yankee. Pour le pire, tant il est vrai que les marchands de cocaïne ont su négocier, au prix fort, la complicité bienveillante des flicailleries américaines et mexicaines. Le temps exerçant son œuvre, des haines se sont enracinées des deux côtés de la frontière, des haines qui supposent que surviendra inexorablement le temps de régler les comptes.

 

 

 

 

 

 

« La nébuleuse de l’insomnie »

ANTUNES Antonio Lobo

(Bourgois)

 

Formidable roman polyphonique, l’œuvre d’Antonio Lobo Antunes qui a sans aucun doute le plus fasciné le Lecteur. Roman sur le pouvoir dont use un patriarche pour régenter un domaine agricole. Patriarche qui use de la violence la plus extrême autant à l’encontre de ses proches que de celles et ceux qui sont à son service. Jusqu’à la déchéance. Lorsque les terres ne produisent plus, quand les milans se repaissent des charognes des chèvres. Les voix racontent ce qui fut. Les voix discordantes. Celle du petit-fils, le mal aimé, l’idiot. Narrateur principal qui explore, fouille les décombres, exhume les souvenirs. Narrateur qui s’égare, qui revient sur ses pas. Point de fioritures. Les enchevêtrements du propos font renaître par lambeaux une société où le puissant ne s’interdit rien, dans laquelle son bon vouloir s’impose à tous. Les autres voix, celles qui se font entendre dans la dernière partie du roman, ces voix-là ne contredisent pas. A peine nuancent-elles. Dans la confusion des répétitions, dans ce brouhaha permanent qui devient poésie. Dont il est impossible de sortir intacte. Antonio Lobo Antunes est bel et bien l’un des écrivains majeurs de la littérature européenne contemporaine.

 

 

 

 

 

 

 

 

« Même les chiens »

McGREGOR Jon

(Bourgois)

 

Roman d’exception, puisque l’auteur prend le parti d’explorer le monde des exclus, celles et ceux qui survivent aux marges de nos sociétés de l’opulence. Le cadavre d’un homme dans ce qui fut son appartement. L’enquête bien entendu. Mais surtout les voix de celles et ceux qui furent ses proches, ses amis peut-être. Leur commune volonté de comprendre pourquoi. L’émergence des souvenirs. Et cette colère sous-jacente qui confère ses couleurs à cette œuvre aussi étrange que salvatrice. Qui nous entraîne à la rencontre de ceux dont la transparence les rend d’ordinaire quasiment invisibles. Cela se passe dans une ville ouvrière du nord de l’Angleterre. Puisqu’il faut bien un cadre, des immeubles délabrés, des rues infréquentables. Puisqu’il faut bien un contexte, celui qui résulte des années Thatcher, celles de la destruction du tissu industriel, de la guerre des Malouines, de ce libéralisme si peu comptable des êtres humains. Trente ans plus tard, les ravages persistent.

« Toute cette attente pourtant. Quand même.

Attendre dehors que l’asile de nuit ouvre ses portes. Traîner pendant des heures pour s’assurer qu’on aura sa place. Attendre au dispensaire pour obtenir un produit et se faire recommander ailleurs pour pouvoir attendre un petit peu plus. Attendre l’ouverture de la pharmacie pour obtenir le traitement quotidien. … Attendre dans les couloirs du palais de justice qu’on vous appelle. Attendre au trou…. »

 

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 15:08

captain-gib 2204 Le changement c'est maintenant qu'il faut choisir entre le savon à barbe et le rasoir.

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