5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 19:08

/page/2/21151109.jpgmOMO, tiens c’est drôle de l’écrire comme çà, chez elle, les majuscules sont à l’intérieur. C'est comme un OHM pacificateur et plein d’énergie régénératrice.

Elle est bien Momo. Je ne peux pas l’appeler ma Kopine, c’est la Kopine du monde entier. Elle n’appartient à personne. Elle qui donne à tout le monde. Elle est toujours là, fumant comme trois sapeurs ou bien les hussards ou bien  ceux de la garde, s’agitant avec ses petits bras qui enveloppent  tous les ceusses qu’elle rencontre dans l’affection, la compassion, ou bien dans l’amitié qui n’est pour elle qu’une déclinaison d’un nom commun d’amour.

Mais Fais gaffe, elle pourrait te Kasser la gueule si t’es malpoli avec la vie. Avec elle c’est le temps des cerises et elle s’en fout des noyaux.

Voilà, c’est comme çà, elle parle tout le temps, et quand la bouche se tait, le front ou les yeux relaient le message par les mains qui s’agitent comme celles des sémaphoristes anciens.

Elle fait souvent référence aux bouddhistes tibétains et elle s’est découverte cousine du moulin à prières. Comme on dit « tu mets vingt centimes » et hop çà roule, l’ancêtre du fax, et elle en envoie tout azimut et à profusion des messages et des pensées qui aux uns qui aux autres qui les reçoivent toujours à l’heure et pour le bien.

C’est la figure vivante de ce que les femmes ont apporté de bon depuis 68, au moins, voire avant JC, et jamais en reste pour ouvrir sa gueule, tout en tempérant sa verve impétueuse et à la fois sensible. Avec elle, la Gauche n’a pas plus de bord qu’elle même, haute comme trois pommes qui, toutefois toutes les trois réunies, sont bien moins grosses que son cœur débordant et qui en a connu des barricades et des défaites qui en eurent laissé d’autres déconfis mais dont elle a su tirer toute la force de conviction et le sens du discernement.

Et elle déborde de tous les clivages sans jamais se renier et donne à qui veut l’entendre de la sagesse à revendre autant que de la révolte jamais en solde mais toujours abordable. Momo on la dirait sortie d’un scénario de son copain Milesi.

Momo, c’est de la Méditerranée qui sourit et qui se moque d’elle même, avec ses nappes à fleurs en plastique et les bols tout en jaune pétard, décorés d’olives noires, un ti brun de…  « C’est tout p’tit chez la mère à Titi », mais, çà va bien, parce que c’est simple et que çà cause dedans, ce bol toujours rempli à ras  de bonnes choses quand le reste du monde et l’amour et la vie te font la gueule et ne te présentent, loin de sa Mare Nostrum,  que la vacuité des marées basses de chez la mère Poularde.

Momo, tu ne la connais pas ? Attends, je te la présente, elle n’est pas encore arrivée que déjà tu l’entends.  Ecoute bien, t’entends la mère… ?

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 11:07

captain-gib-4185.JPGEt j’ai retrouvé mon Kafé, mon troquet, mon rad, ma baignoire, ma résidence secondaire, mon Tournesol, rue de la Gaité. Rue de la Gaieté, incontournable, quand on a le cœur à l’envers, rien d’autre à faire que de le tourner vers un soleil imaginaire.

Assis là bien avant l’heure, regardant par la vitre la queue qui se forme au théâtre Rive gauche. Regardant tout ce monde qui s’anime dans les lumières naissantes d’une rue qui vibre dans les faisceaux rouges, jaunes, bleu nuit. Les scooters alignés comme des chevaux amarrés devant un saloon, attendent sans boire tandis qu’on vide les verres à l’intérieur. Glaces, reflets des bouteilles du comptoir assailli. Et Je l’ai retrouvé mon Kafé, à cette heure plus tardive, moi qui venais ici pour écrire le matin. L’heure est au jazz, à la fusion, aux tapas, à la Guinness, ou bien au Bordeaux,  au bien au Sancerre, ou bien, ou bien. C’est là qu’elle a donné rendez vous, celle qui m’enveloppa une nuit d’ivresse dans l’abandon éternel. C’est là qu’il vient aussi celui qui m’offrit son toit, sans paroles, avec la plupart du temps un silence saisissant, un partage sans fard, des fruits d’une défaite déjà vécue. captain-gib-4189.JPGJe la vois passer dans la rue, une fée dans la rue de la Gaité, elle se retourne comme attirée par la vitre. J’ai retenu la table contre vents et marées, dans le brouhaha d’un bistrot bondé. Elle me dit vient on va dehors, y’a un coin sympa. Il est des batailles illusoires. Je l’ai retrouvée, celle qui me fit faseyer comme un tapis souillé et que l’on secoue des bottes qui s’y sont essuyées. Rouge, rouge, Bordeaux et douceur d’une sèche allumée, et à passer ce temps à dire, au plaisir de se retrouver entre les tables en désordre, entre tous ici, venus étancher la soif de se voir. Et puis il arrive, mon pote, mon ami, celui qui est. Et on est bien, et on est bon, et ils sont beaux, et je les aime, mes amis, mes poteaux, ceux qui ne sont pas moqués lorsque les larmes sortaient au milieu d’une grande marée et qui mesurent avec moi le chemin parcouru. Et j’ai retrouvé mon Kafé, mon troquet, ma baignoire, ma résidence secondaire, mon Tournesol rue de La Gaieté.

Et je n’ai rien oublié.captain-gib-4187.jpg

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 11:08

captain-gib-4130.JPGUn p’tit bonheur, débarquer au matin sur le quai et humer l’air de la ville, mon exotisme, mon parfum d’ailleurs, en attendant, c’est promis, celui d’horizons plus lointains.

Loin des Kabanes et des langueurs propres au lutin, s’ébaubir, écarquiller les esgourdes et les narines, sentir et éprouver l’odeur de la gare comme un petit garçon qui respirait avec délice les volutes d’une mystérieuse gitane,  semblable à une copine accrochée à la bouche de sonpère. Descendre dans le ventre de la bête et retrouver le parfum du métropolitain, qui sent tout, jusqu’à la plus exécrable des effluves des cuistres mal appris, à la plus capiteuse des fragrances d’une femme qui parcourut avant moi ce couloir, tout cela rehaussé par l’émanation sucrée des freins  de rames chauffés à chaque arrêt. S’abandonner dans la lecture chaotique des visages pâles à déchiffrer. Et comme eux blanchir sous la lumière des néons, dans les tunnels du temps qui passe et  au sortir retrouver d’instinct cette allure empressée du parisien qui s’en vient.

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 15:24

captain-gib-4151.JPGC’est un p’tit bout de cabane, qui sent bon l’temps qui passe entre les planches mal assemblées et couvertes d’un goudron qui te prennent dans leurs bras et çà sent la souris ou bien le délice du temps passé et t’y restes enroulé comme entre deux seins, sous un fatras de tissus, d’outils épars et rangés, en désordre, ou bien pensé, et les tiennes s’y collent comme elles aiment à rêver, enlacées dans l’assemblage hétéroclite, de tissus et bouteilles, de peintures et valises et tout çà s’entremêlent et te happent comme pour t’inviter au voyage, dans un univers si petit qu’il en devient immense et t’impose à jamais un billet sans retour où çà sent bon l’amour et ton âme y revient bras dessus, bras dessous avec le cœur qui chavire quand tu y penses, au p’tit bout de cabane, qui sent  bon le temps qui passe, à rêver, à aimer.

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 12:15

captain-gib-1307.JPGC’est ce qu’en d’autres temps, autres bâtisses, on appelait une meurtrière. Ici, je l’appelle une vivrière.  Sorti, je la remarque tout à coup me retournant.  A gauche de la maison, une fenêtre écarte les pierres, large de quelques centimètres, haute d’un demi mètre.  A la base, une lumière scintillante. Je la reconnais, c’est ma bougie, une flamme toute petite et pourtant je ne vois qu’elle. Une flamme entre les pierres, comme celle qui brille résolument au fond du cœur. Une réplique.  A droite sur le mur, une pierre comme un cœur renversé. La façade de ma maison traduit exactement l’état du moment. Ma maison est vivante. Elle parle. Elle traduit. Elle réchauffe. Elle couvre. Elle m’enveloppe de sa douceur et de sa bienveillance. Elle est petite. C’est la maison de. Bienvenue, à l’intérieur tout est magique. Ici, pas de faux semblants, pas de langue de bois, tout est surprise.  C’est la maison de Philutin. Bienvenue

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 12:22

photo-143.jpgCà se forme, çà se prépare, çà se conçoit et puis on y va. Bonchivalla, t’es surement plus là, t’as dû prendre la troisième porte. Mais quand même t’es par là.

Envie d’y revenir. Partager ces moments fabuleux avec toi, assis sur un banc près d’un vendeur de thé. Une boulette, et hop un tchaï, et puis assis tous les deux. Toi le vieux enturbanné et moi à côté. A regarder pendant des heures, la mosaïque improbable, l’infinie variété de la rue indienne. A regarder passer les gens, les fluets, les flics à la moustache, les filles habillées à l’occidental, les débonnaires à l’abdominal proéminant, fendant la foule comme le bulbe d’un cargo, les mecs aux lunettes chébrans, bardés de chaines plus ou moins en or, les femmes en sari,  les gosses courant dans tous les sens, les vaches qui passent et qui repassent et puis les singes qui dévalent des façades jusque sur les tôles ondulées des chops dans un bruit fracassant. Qu’importe les culs noirs, mais les culs rouges alors gaffe. Ils effraient tout le monde. Sauf Bonchivalla. S’ils font fuir tout le monde, ils ne nous ont pas fait pas plus d’effet qu’une bande d’espiègles, d’effrontés, de maladroits sournois va. J’ai vu un cul noir arracher d’un fil à linge sur le toit d’une terrasse, la petite culotte d’une touriste avare d’une banane…Le cul rouge lui, il sen fout, c’est un bandit, il sème la panique. Avec le vieux on n’a pas bronché, on est resté assis, comme on était depuis deux heures. Les singes se sont arrêtés devant nous après avoir fait fuir un jeune homme effrayé. Ils nous ont dévisagé comme si on portait sur notre nez la couleur de notre cul, probablement rouge ont ils pensé. Moi j’en sais rien, il devait être bleu à force de rester assis sur le bois dur. Et le vendeur de thé de s’impatienter de nous voir trainer ainsi sur son gagne tali.  Et puis Bonchi, m’a regardé en souriant, et on est parti. On a enfourché sa 250 Royal Enfield, avec deux superbes bidons de lait en guise de sacoches. Je me suis enturbanné aussi et on  a fendu la foule et l’air et la poussière, en chantant… Ram Ram…

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 11:33

The-blue-city.jpgPetite musique trainante, Philp écoute Fip. Au hasard des paroles captées d’une chanson, le cœur se rétracte. Il fait suivre le message à la tête, là haut, qu’il se passe quelque chose. Petit bureau dans une ville de province où les Marcel se couchent de bonne heure.

Je me lève tôt et je passe à la ligne. Envie de partir là où le tumulte exulte. Là où les parfums soulignent les odeurs. Là où un éléphant surgit derrière un rickshaw qui évite une vache qui boulote un carton, dans un concert de klaxon qui fait oublier les nids de poules au promeneur indolent bousculé par la foule. Envie de retrouver l’odeur du grésil à l’aéroport et retrouver my « Incredible India ». Là où le voisin au sortir du lit, vient te saluer la brosse à dents en action, de la pâte plein la bouche, là où on te demande mille fois, si çà va, si t’as besoin de quelque chose, si t’es perdu, d’où tu viens, si t’es marié, combien d’enfants tu as et puis là où on ne te demande plus rien sinon que d’exister et poursuivre ton chemin. Envie de partir pour mieux te retrouver, t’es où dis ? Pour mieux s’oublier, s’éprouver, «  un ptit pot de crème dans la vie… », une chanson de Mathieu Boogaerts dans la tête ou bien dans le cœur qui fait de la place, toute la place, pour y laisser revenir le bonheur.

 

Curieux, le chagrin. Le plus authentique des chagrins se défend contre lui-même en faisant des phrases. C’est cela, peut-être, la nécessité littéraire, ce besoin vital d’écrire autour...

Daniel Pennac

 

 

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 15:42

le-monde-de-philippe 3839

La pluie tu fais chier, qui prend mon coeur pour un buvard, çà tombe et çà dévale dans mes gouttières et çà mouille mon crâne à l’envers et le vent qu'est froid et les nuages courent au dessus des toits. Envie de danser. Envie de parcourir la ville sur la bande son de Pina, de Wenders. Envie ou bien, ou bien de rire ou bien de pleurer, ou bien les deux, soyons généreux et puis danser, danser, danser.  Au bout de la rue trouver un piano et jouer, jouer, jouer. Jouer sur un piano solo et dans la rue et sous la pluie et nu. Et se laisser dériver et comme Novencento,  crier au cul ! et se rouler sur un clavier, attendre les yeux au ciel que joue Eleni,  Karaindrou, Eternity and a day, prendre à gauche jusqu' In the mood for love, glisser en mode mineur jusqu’au bas de la rue et partir comme un bouchon, sur une eau tumultueuse, à caresser les paves, et puis nager, nager, nager dans Métamorphosis, de Philip Glass.

 

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 15:53

La saint Valentin vous emmerde ? Venez donc la démolir comme il se doit avec la complicité du Théâtre de Valréas.

 

 

le Vendredi 14 Février - 19h00
LE THEATRE DU ROND POINT PREND SES QUARTIERS D’HIVER…
Au Domaine du Val des Rois - Route de Vinsobres - Valréas

Lecture /Dégustation/Repas

Lecture : "Cause toujours Elda"


 captain-gib-3200-copie-1.jpgLà, C'est moi


 
de et par Karine Bergami et Philippe Maréchal


 et là ...c'est elle

captain-gib-3384.jpg La crise, pas celle de l’économie, mais celle du couple, ou tout au moins celui que nos parents ont connu. Le « modèle » en vigueur ne fonctionne plus.
La société a changé, le couple aussi.
A 40 ans tout juste passés, le constat est clair, la plupart des couples se sont séparés, reconstruits ou non…
Pas de grands discours ici, ni d’analyses de spécialistes sur la « middle-age crisis ».
Il s’agit de raconter à travers une série de petites histoires courtes, drôles et subjectives, des situations du quotidien qui racontent l’évolution ou non des rapports homme-femme…
Ces petites histoires seront traitées comme un courrier des lectrices qui mêlera de vraies informations, des données historiques à des touches fantaisistes...
Ou "comment massacrer la St Valentin" !!!!

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 11:57

30153637.jpg

Tu veux avoir de mes nouvelles mon ami. Tu dis même un brouillon, une feuille déchirée. Je m’en étais abstenu. Reclus. Une feuille déchirée, oui, çà me parle comme l’évocation d’un chiffon qu’on presse, qu’on tord qu’on essore et dont on tire tout le jus jusqu’à la dernière goutte. Je suis un chiffon. Je suis un coquelicot. C’est une fleur en chiffon. C’est un cœur en papier crépon. Tu veux savoir ? Le soleil me parvient, en huit minutes. J’écoute Pink Martini. C’est con. Je me fais un café puis un Détox. Je marche à l’envers pour me faire croire que je rentre en sortant. Je me mets à la fenêtre pour me regarder passer plus bas. Ma porte est constituée de deux battants, l’un au dessus de l’autre. Quand j’ouvre celle du dessus, j’ai l’air d’un cheval qui aurait dormi avec son cavalier. Je suis un cheval qui fume. J’ouvre le battant du haut. Mon cœur aussi veut voir. Alors il pousse, il émerge, il fume aussi et veut voir comme un gosse qui veut savoir ce qui se passe là haut. Il a bien compris. Il a tout compris. Lui il s’en fout, il est toujours amoureux. Il est fabriqué comme çà. Mais il veut quand même savoir ce qui se passe là haut. Il veut regarder aussi tout au loin jusque dans la forêt. Il s’ennuie avec la tête du dessus, tu sais,  la tronche de coquelicot. Lui, il préfère les roses. Alors fais gaffe qu’il me dit, ne les écoute pas. Suis moi. Ben oui que je lui dis, je ne fais que çà, te suivre et voilà le résultat, ma gueule, t’as vue, tu l'as vue ma tête en pain de six livres, tout chiffonnée, toute griffée et cernée de gris et noir. Oui mais, qu’il me dit, mon coeur, ne les écoute pas, ils te diront qu’il faut sortir de là, qu’il faut oublier et puis que la vie est belle et puis que et puis que, et puis que, tes ressources et tout çà, ta richesse, et tout çà...mais toi tu sais bien que tout çà, çà vient de là, de l'amour que tu as gros comme çà. Ne les écoute pas, ils ne comprennent pas. Il leur faut des livres, des histoires inventées, des films, des images, mais pas ton histoire, non tu leur fais peur avec ton amour intarissable, avec tes larmes qui font pleuvoir tout un hiver. Ne les écoute pas, crois moi, un cœur de coquelicot c’est quand même plus beau qu’un artichaut. Tu vois l’artichaut, lui, il ne sait pas où il va, toi tu sais, tu me suis, et c’est là qu’on va. Tu veux avoir de mes nouvelles mon ami. Tu dis même un brouillon, une feuille déchirée. Ben voilà, j’ai repris dans mon tas de feuilles flippées, fripées, écrites en pleins et déliés, j’ai repris pour toi, celle ci. Pour toi qui me recueillit, pressé, tordu, essoré, la gueule sur le pavé. Je suis en chiffon, en papier crépon. J’ai mis de l’encens plein la maison. Je me souviens de ton regard, sévère et plein d’amour, je me souviens que tu me regardais comme si tu me connaissais depuis toujours. Je me souviens, que depuis toi, et ben je suis resté vivant, mon ami.

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