5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 23:36
Fin de mes petits soucis techniques...Retour de la page quotidienne....dimanche. A bientôt  donc,  je vous embrasse....phil

en attendant un dessin de Valère pour fêter çà...


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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 09:56

15160839.jpg"Blues" de Alain GERBER (Fayard). Voilà bel et bien un roman, un merveilleux roman. L'œuvre d'un passionné de jazz (je recommande, en passant, la lecture de son "Miles, ce feu paisible"). La naissance du blues. Bouleversante, fascinante musique que le Lecteur aborda voilà bien longtemps lors d'un concert de John Lee Hooker.

Le Lecteur insiste: ce livre n'est pas une histoire du blues, ce livre est bel et bien un roman qui raconte comment un esclave, un peu moins défavorisé que ses pairs, s'initia au piano en ses formes les plus classiques avant que de progressivement s'en émanciper et "d'inventer" la nouvelle musique dans un bordel de la Nouvelle-Orléans. Au lendemain de la Guerre de Sécession, lorsque les esclavagistes n'ont alors de cesse de récupérer leurs privilèges. Ce roman vibre à la façon du blues. Il en devient comme une juxtaposition de ces musiques à nulles autres pareilles.

"Dans un cadre donné, par exemple un spiritual, les notes nègres tombent toujours aux mêmes endroits. A Huttington, je m'aperçus que, dans la musique née de mon imagination, leur surgissement était tout aussi prévisible. Ayant établi ce constat, je m'efforçai en somme de les mettre en scène, voire d'entourer leur entrée d'un certain apparat, au lieu de les laisser simplement se manifester quand, pour de mystérieuses mais impératives raisons, elles ne pouvaient plus être contenues. Qu'elles fussent désormais présentes sur un clavier qui n'avait pas été conçu pour les accueillir facilitait mon entreprise dans des proportions considérables, à condition bien sûr de m'exprimer dans des tonalités adéquates. Mon champ d'action s'en trouvait limité, c'était incontestable. En même temps, il existait tout à coup, circonscrit en périmètre de ce rectangle où quatre-vingt-huit touches étaient rangées, un champ d'action pour ce qui n'avait encore été que songeries, utopies, hallucinations, chimères....."

Le Lecteur n'en a pas fini de revenir vers ce roman à la fois si dense et si singulier.

 

 

"Quelques nouvelles de l'homme" de Eric FAYE (José Corti). Des nouvelles plutôt pas rassurantes. D'un homme égaré dans un monde pas vraiment fait pour lui. Qui tente d'incertaines évasions. Qui échoue. Qui s'englue dans un quotidien sinistre. Il y a du Borges dans ces dix nouvelles-là. Avec tout plein de phrases qui ont ravi le Lecteur. Tenez: "Le camion des éboueurs va se présenter bientôt au haut de la rue pour collecter les songes des hommes. Il n'aura pas trop de sa grande benne." Ou bien encore: "Lorsqu'on refuse..... Lorsqu'on n'est pas d'accord, que dit-on au lieu de dire oui?"  Dix nouvelles qui renvoient un inquiétant reflet de ce que nous sommes. Sans cris ni gesticulations superflus. Un miroir auquel il est urgent de se confronter.

 

 

"Golden Gate" de Vikram SETH (Grasset). Du Christian Jeanjean, mais un peu plus conséquent A peine plus pertinent. Soit donc un roman écrit en alexandrins. Classiquement original.

(Christian Jeanjean? Vermifugeur palavazouilleux qui alexandrine une fois l'an ses vœux à des autochtones médusables.)

 

 

"Le Fils de la Mort" de Adrian Mc KINTY (Folio Policier). La fin de l'Ira. En ces années où la paix se négocie entre le gouvernement anglais et l'armée de l'ombre. L'IRA qui entreprend de nettoyer ses écuries et d'éliminer les groupuscules qui refusent d'abandonner la lutte armée. Un travail souterrain qu'elle accomplit, aux USA, avec l'aide du FBI. Michael Forsythe participera au grand nettoyage d'automne. Donc tout plein d'hémoglobine. Un polar à l'ancienne auquel se greffe une histoire d'amour d'un romantisme noir.

 

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 16:40
akela-038.jpgJe m'appelle Philippe Maréchal mais je n'ai rien à voir avec l'autre...

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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 14:20

"J'en appelle à la responsabilité de chacun"
par Europe1fr

"De la responsabilité et du discernement..." Oui c'est  comme çà qu'il y a de nombreuses années je pris la responsabilité d'un discernement individuel et portatif en quittant l'armée pour devenir moi même comme le dit leur campagne de publicité en ce moment...Vous nous quittez Maréchal? Oui lieutenant, à force de réfléchir on finit par désobéir...Qu'un militaire puisse mettre un cout sur la vie de journalistes, fussent ils embassadeurs d'une armée mexicaine, a quelque chose d'étonnant, un rien déplacé, surtout en ce temps où d'autres qui ont servis jadis de cobayes à des esais nucléaires pour ces mêmes militaires ont eu bien du mal à mettre un cout eux aux épreuves qu'ils ont subies du moins pour ceux qui ont suvécu...Ce général a raison, le sens du discernement devrait être rendu obligatoire en même temps que la descence et le port du casque lourd sous le feu des micros ondes. Rompez. 

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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 10:48

LA FIN DU PETROLE
par latelelibre

De Dunkerque à Valleraugue, des sables du désert aux paradis fiscaux, des emportements à l'emporte pièce, des n'importe quoi aux n'importes comment, des laissés pour compte aux appointements des traders, du pétrole polluant à l'argent qui n'a point d'odeur, du goéland mazouté à mon vieux break diesel, des grennelles vertueux à j'm'entape je roule à l'huile, des revendications syndicales à l'hypocrisie d'un monde qui s'écroule, du cynisme patronal à l'inconscience générale, des guerres oubliées à l'indifférence coupable, de ma tronche de cake sur mon trône de fond de jardin, je me dis tout est lié, fou à lier...ouest- ce quej'ai mis l'papier?

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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 15:29

p1010751.jpgDepuis mes toilettes sèches au fond du jardin et sous la pluie j’écris ceci et sans wifi : « Ici, friccccccccciploc... L’ombre, je répète, ici l’ombre....Que cessent incessamment ces quelques jours de grève et du profil de l’ombre je garderai le souvenir de l’inaccessible qu’est devenu le web le temps d’une panne qui me rendit ermite tels les cénobites tranquilles....fin de l’essai de texte à bientôt pour d’autres nouvelles. Je vous embrasse.  

 

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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 14:10


"Le supplice de l'eau" de Percival EVERETT (Actes Sud). Ambitieux mais décevant? Le Lecteur a fréquenté ce roman en même temps qu'il s'attelait à la découverte du "Livre des violences" de Vollmann. Exigences situées à un niveau trop élevé? Peut-être. Voilà un roman qui narre la vengeance du père, celle d'un homme dont la fille fut assassinée et qui, un beau jour, enlève puis séquestre un inconnu auquel il fait tenir le rôle du coupable. Au cours d'un récit chaotique, cet homme, à travers son drame personnel, met à nu l'ambiguïté des relations entre victime et bourreau, entre victimes et bourreaux. Donc une sorte de reflet de ce que la société américaine a produit, entre les attentats du 11 septembre et la torture pratiquée par les soldats américains à Guantanamo. Le Lecteur n'a pas été convaincu par ce type de construction. D'où ses réticences.

 

 

"Le Truoc-nog" de Iegor GRAN (P.O.L.). En 2003, le Lecteur avait raté ce roman qui, à sa façon, commémorait les 100 ans du Goncourt. Drôle. Mais sans férocité. Puisque l'Auteur avait alors choisi de s'installer dans la peau de Goncourable, écrivain sans talent, dont le piètre roman figure dans la liste établie par les vieilles badernes qui agonisent au sein du jury. Le Lecteur a souvent souri. Des sourires contenus. C'est à peu près tout.

 

 

"Vers l'aube" de Dominic COOPER (Métailié). Roman de la solitude. L'homme qui atteint à la soixantaine marie sa fille unique puis incendie sa modeste demeure. S'ensuit une fuite désespérée et la confrontation aux splendeurs estivales de l'Ecosse. Lorsque s'en revient l'automne, comme pris de remords, l'homme effectue le périple inverse. Jusqu'à l'aboutissement. Il y a dans la description des paysages écossais des flamboiements qui ne sont pas sans rappeler Giono. Soit donc, et en conclusion, un hommage que rend le Lecteur à Dominic Cooper.

 

 

"Ce que le jour doit à la nuit" de Yasmina KHADRA (Pocket). La midinette qui sommeille sous la carapace du Lecteur s'est réveillée voilà quelques jours. Lorsqu'Il a lu les dernières pages du roman. Là où, dans un étrange ballet plutôt bien ficelé, tous les protagonistes de l'histoire, morts ou vivants, renouent amours et amitiés. L'Histoire, Elle, ne leur a pas fait de cadeaux. En cette Algérie de leur enfance et de leur adolescence. Des années trente jusqu'à la guerre d'Indépendance et ses ultimes convulsions. L'explosion. Les irrémédiables déchirures.

Le Lecteur qui n'en finit pas de solder sa traversée d'une guerre à laquelle il ne fut pas convié reproche à Khadra un certain angélisme consensualiste. Comme si l'écrivain avait voulu rendre son roman acceptable (ou tolérable?) par un lectorat franchouillard qui, dans son ensemble, reste ignorant de ce que furent les réalités de cette guerre. Ses réalités, mais aussi et surtout ce que furent, tout au long des 150 années de la domination française, les extrêmes violences perpétrées par les colonisateurs.

"Ce que le jour doit à la nuit" n'est pas, loin s'en faut, une œuvre négligeable. Elle occupe, le Lecteur le certifie, une place originale au sein des littératures francophones. Celle des vrais romans d'amour et d'aventure. Sachant que l'amour est d'abord et avant tout celui que l'écrivain porte à la terre qui l'a vu naître. Cette Algérie dont le Lecteur se souvient que dans la classe de l'école primaire qu'il fréquenta, une carte de géographie établissait les contours précis des trois départements sensés vivre et se régenter selon les modalités qui prévalaient au sein de la République égalitaire. Sauf que ces départements étaient peuplés majoritairement d'arabes ou de kabyles privés des droits fondamentaux accordés aux européens. Une réalité que Khadra n'ignore pas, qu'il décrit parfois avec beaucoup de pertinence, mais qu'il dissimule trop souvent derrière le magma des amitiés qui rapprochent l'arabe, le juif et le français. Alors que le "vivre ensemble" n'a de sens que dans une société au sein de laquelle "tous les hommes naissent libres et égaux".

 

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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 12:17

30170801.jpgC’est curieux j’ai la tête en forme de méduse et j’ai rêvé d’une multitude de crabes avançant telle une armée de samouraïs. Hier je suis allé voir « Océans » le film de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud. C’est beau l’océan, c’est d’autant plus beau lorsqu’on est un marin ensablé au fond d’une vallée et qu’au bout de l’autre vallée on peut voir l’océan dans un cinéma. J’étais devant, devant l’écran. Au premier rang, comme à la plage ou à la grève, j’étais devant pour mieux sentir le frémissement. J’étais devant pour entendre le bruit  de la mousse qui déborde en faux col comme d’une bière tirée d’une perce à l’infinie qu’un dieu partageur et grand buveur t’offre au bout de la dernière vague qui se lisse sur le sable crissant au retrait de l’eau. Et j’avais les pieds dans l’eau enchâssé pour le reste dans la mémoire et dans un fauteuil de cinéma. Quoi de mieux comme invention que le cinéma...J’étais devant, j’étais à coté des enfants qui demandaient sans cesse à l’apparition de tout nouvel acteur « c’est quoi ?  C’est quoi çà ? c’est quoi ? » et il y eut une heure et trente neuf minutes de « C’est quoi »... Oui c’est quoi en effet mais pourquoi mettre un nom sur l’indicible sur ce qui disparaît peu à peu. C’est curieux ces méduses en Tiffany, en formes et couleurs d’art nouveau, c’était beau et cela me faisait du bien, tant et si bien qu’un moment j’eu envie de revoir « Le crabe tambour » de Schoendoerffer, avec...Jacques Perrin entre autres comme acteur... Curieux mélange entre mes vies de marin  ou se mêlent l’esprit de l’auteur qui rejoint celui du vagabond en colère à l’image du captain Paul Watson  troquant le bonnet rouge du commandant Cousteau contre deux cours d’anglais et la rage des pirates. Pauvres requin aux ailerons et queues coupés et qui descendent agonisant vers le fond... « C’est quoi çà ? »...les hommes mon enfant, les hommes et la cruauté qui accompagne leur cupidité » J’étais devant, comme à l’enterrement du curé de Camaret, et tout se mélangeait en voyant Océans, les queues des baleines mes campagnes d’assistance de pêche à Terre Neuve, les vagues, mes embarquements sur les remorqueurs de haute mer, à piquer dans la plume, le crabe tambour, du mousse que je fus à tirer sur les bouts, les drisses des grands voiliers jusqu’aux plus petits, à l’officier de quart en passerelle et les heures passées dans l’eau au dessus des coraux, et pour finir ce curieux port, enserré entre deux cuisses de la montagne, si loin de la mer juste relié par ce torrent qui y descend. J’étais devant, des rêves de gosse plein la tête et au générique de fin si j’avais le cœur à marée basse du moins avais-je retrouvé  en moi l’envie de me dire...C’est quoi ?

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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 18:18

images.jpgJ’allais peinard descendant dans la vallée vers mon destin. On est toujours seul à prendre  son destin en chemin, jusqu’ici  tout va bien . Dans les sens inverse par contre, ils étaient nombreux à avoir choisi le même destin. Nous étions sur une même direction mais chacun en son sens, c’est leur choix, c’est le mien. Jusque là, tout va bien. A mois le soleil plein la gueule, à eux l’astre dans le dos. Puis comme à l’habitude, je regardais ceux là qui allaient vers le sommet de la montagne. Bien sur il y en avait quelques uns dans la bagnole de « monsieur et madame tout le monde », encore que tout le monde, mesdames messieurs, tous ne vont pas à la montagne mais  en dehors du goût, c’est une autre histoire en temps difficiles. Ce qui me surprenait c’était le nombre de 4x4 luxe qui défilaient, de plus en  plus gros avec toujours aussi peu de monde à l’intérieur, jusqu’à croiser un « hummer ». Je n évoquerais que cette faute de gout qui m’emplit de tristesse, un pareil véhicule sur les pentes de l’Aigoual c’est un peu comme un brodequin militaire qui foulerait  un mandala...

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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 15:59
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Toutes choses égales par ailleurs. Non pas un point, trois points...ce matin j’ai cette phrase dans la tête. J’allume la radio et je me souviens d’hier encore à la même heure. Ce matin, c’est Haïti, bientôt la saison des pluies, et puis la peur des gens de subir encore plus de malheur, à la pénibilité de la vie dans « les logements de fortune », des taudis qu’on dit, vient s’ajouter les intempéries venant les détruire sans qu’il y ait eu de solution viable pour eux. Toutes choses égales par ailleurs...La Grèce et son déficit et l’Espagne, et les spéculateurs, hein ? Toutes choses égales par ailleurs, c’est qui les spéculateurs qu’on leur botte l’arrière train ? M’énerve cette phrase qui me colle comme un chewing-gum au cerveau et puis un médecin scolaire pour douze mille élèves en Seine Saint Denis, c’est qui le responsable ?...qu’on en profite pour lui balancer un pied bien placé, toutes choses égales par ailleurs et puis les fermetures de lits dans les hôpitaux parce suppressions de postes et puis toutes choses égales par ailleurs satisfactions des élus qui viennent benoitement se justifier de l’excellent travail qu’il font toutes choses égales par ailleurs devant les électeurs, puisqu’ils leur ont promis, ils l’ont fait...J’éteins la radio, je sors de la salle de bain toutes choses égales par ailleurs...Non, tout ne se vaut pas, tout ne se vaut pas, j’ai une nouvelle phrase dans la tête et çà va me coller toute la journée.

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Published by Philippe Maréchal - dans Plans fixes sur les quais
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