10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 09:39

Je n’aime pas le mot « réforme ». Pour moi c’est un vilain mot. En politique, Il a piqué son air à l’évolution...un peu fumeux vous allez dire mais cette dernière phrase est à la hauteur des réponses embrouillées de Mr Xavier Bertrand ce matin sur France Inter aux questions de Nicolas Demorand et des auditeurs.  Je ne parlerai pas ici, de la « Réforme », concernant les protestants, il s’agit là de religion et je ne suis pas qualifié pour çà. Je parle de la réforme en politique et en tant que citoyen, là j’ai à dire que...Je n’aime pas le mot réforme. Il se cache. Il cache son intention, il travestit l’idée positive du changement salutaire. Il tente de faire avaler  ce qui d’ordinaire est dégoûtant. Il déguise l’acte politique tout comme son contraire, le dogme. A l’intention de duplicité il n’a d’égal que la langue de bois, délivré par les représentants de son commanditaire, lui même soumis aux intérêts qu’il représente. La réforme, faut il le préciser n’est qu’un acte opportun voué à tirer et user jusqu’à la corde ce qu’il lui est soumis, dût il en crever. Non, je n’aime pas le mot réforme, les vaches qui, malheur à elles n’ont pas la parole, en savent quelque chose...pour qui ne donne plus assez de lait à cause de l’âge, la sentence est prononcée : « la réforme », c'est-à-dire, l’abattoir.

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9 juin 2008 1 09 /06 /juin /2008 11:55
Je relaie ce message de ma coop bio, "La fourmi et la Cigale" de Saint Hippolyte du Fort dans le Gard. Deux intérêts à celà, d'abord pour souligner la nessecaire solidarité entre les producteurs, la coopréartive et  les adhérents et puis enfoncer le clou, toujours, choisir ce qu'on achète, à qui, et dans quelles conditions, contribuer même à petits pas à une autre conception de vie, c'est l'autre bulletin de vote...
 "Bonjour, Vendredi 30 mai, "une avalanche" de grêle s'est abbatue 
sur les champs de maraichers locaux, entre St Hippolyte
du Fort et Monoblet, détruisant tout ce qui n'était pas protégé...
Une vraie catastrophe morale et financière.
Pour d'autres paysans, cela se voit moins mais deux mois
de pluie ont réduit les espoirs de récolte.
Afin d'aider nos paysans sinistrés, nous avons mis en place
à la coop une BOITE A DONS, qui servira à financer l'achat de
nouveaux plants, semences,et pour compenser leurs pertes
financières.
Alors vos sous sont les bienvenus pour qu'ils puissent continuer
à nous nourrir...
Par ailleurs, un concert de soutien devrait avoir lieu fin juin.
Nous vous donnerons plus d'infos, dès que la date et le lieu
seront fixés. Nous aurons alors besoin de toutes les bonnes
volontés, grandes et petites mains pour nous aider à créer
cet évènement de solidarité."
Solidairement,
L'équipe de la fourmi et la Cigale,
16, Bd des remparts
30170 St Hippolyte du Fort
T 04 66 77 92 10
F 04 66 77 92 01



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8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 16:00
Une vitrine,  quelque part en France, rien qu'une vitrine gaie comme la France sous Sarkozy et  belle comme un congrès du PS, un truc qui te plonge dans le triste gris d'un jour en manche....

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8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 15:30
 Alpin Suffys et son groupe Atypia de Lille son en tournée dans notre 
région du 4 Août au 16 Août et cherche des dates de concert.
Contact au 06 72 04 03 29
pour écouter sur http://www.myspace.com/atypia

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7 juin 2008 6 07 /06 /juin /2008 10:47

 

 

Dormir les mains bien à plat sur les draps. Faire pénitence, oublier que son corps est vivant. Ne pas s’offusquer des coups de baguette sur les fesses. L’église trois fois par jour et Poincaré à déjeuner.

Elle pense que c’est juste, que c’est mérité. A moitié morte, juste une chaleur, un fourmillement dans ses souliers mités. Elle brode des points de croix de ses mains gelées.

Elle s’appelle Fortunée.

Sa mère lui a dit qu’elle viendrait la chercher, bientôt trois années.

Dans le réfectoire muet, elle avale le bouillon délavé. Elle aimerait tomber dans les escaliers.

Le mal est venu, elle a saigné. Bientôt bonne à marier. Elle a bien essayé de frotter, ça n’a pas marché.

Elle a attendu la nuit tombée. Elle pense que la vie vraisemblablement anime les planètes au-dessus de sa tête. Elle ne voit pas le signe espéré, aucun courrier n’est arrivé.

Elle essuie la buée des fenêtres, effacer sa vie si mal amorcée.

Un signe de croix, un pater, un ave et puis elle a sauté.

Une silhouette blanche crevassée dans une cour pavée.

 
Karine Bergami

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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 10:14

Sa chambre est à ce point enlacée par les branches qu’elle pourrait être une cabane dans mon arbre. Cette nuit, ma petite fille m’a réveillé, parce qu’elle avait peur du hibou...Combien de papas ont ils cette chance de rassurer son enfant à propos du hibou. En me recouchant, n’arrivant pas à mon tour à trouver le sommeil, j’ai repensé à cette journée ordinaire...  

Un peu de bonheur n’empêche pas de réfléchir. Au fond du vallon, nous étions assis sur l’herbe comme le titre du film de Renoir le fils et sans la baigneuse du tableau de Renoir le père. L’ardeur du soleil était tempéré par une brise de nord ouest. Cela faisait du bien. Elle, la femme du « patron », elle a servi le café, puis elle a découpé le gâteau qu’elle avait fait le matin. En cette fin d’après midi, le travail s’étirait aussi et bientôt cesserait, du moins ce travail. D’autres viendraient encore avant de clore cette journée de paysans cévenols. Le repiquage des oignons chauffe les vertèbres soumises aux mouvements de flexion permanentes, et puis les cuisses aussi, et puis le corps tout entier qui s’émeut en même tant que tous les autres en ligne, en rang d’oignons.  De loin, vu d’un coté ce sont des culs qui se dandinent, tandis que de l’autre dans le sens de la pente, ce ne sont que chapeaux, casquettes et foulards enrobant les chignons qui saluent le sol avant chaque mouvement à la mode de chez nous. Nous étions huit, assis dans l’herbe, sous l’ombre d’un frêne, à boire, manger et parler du temps, de la hausse du gazole, des traitements chimiques et de la manipulation du monde par des intérêts qui passaient largement au-delà et au dessus de notre vallée. La petite, dormait enveloppée dans une couverture, bercée par les cris d’oiseau et le bruit du torrent tout proche.  Nous étions là, petite tribu,  comme des derniers représentants d’un monde qui se tire en courant, loin d’ici, hors sol, humains traités comme des légumes de serre, et nous jouissions du temps qui passe, d’une pause qui s’éternisait au-delà du raisonnable entendu dans n’importe quelle autre ferme d’ici et sous l’œil rieur du chef de l’exploitation nous étirions encore le temps, le temps qui passe à être bien ensemble, le temps qui passe à vivre mieux pour permettre à une once de bonheur de s’installer sur l’herbe à nos côtés. Du temps qui passe, tout le monde s’en foutait car chacun se sentait libre d’y boire jusqu’à l’ivresse. « Et personne n’en reveut de mon gâteau... ?

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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 09:57

L’éternité, c’est long, surtout vers la fin, a dit Woody Allen... Quelques fois, j’ai l’impression d’y être dans cette fin, dans ce moment d’attente interminable, inter...minable. j’écoutais les questions des journalistes à Dominique Voynet, ce matin dans mon poste, toujours les mêmes, politiques, purement politiques ou bien caricaturales. Je ne me pose pas spécialement en défenseur de Dominique Voynet, je la connais trop peu, et je ne suis pas affilié à une couleur, mais par égard à la position qu’elle occupe, entre autre, rare, sénatrice « verte », j’imagine encore naïvement, qu’il est possible de poser des questions d’une part ayant vraiment attrait aux thématiques de l’environnement, vue l’urgence du sujet et d’autre part, de fouiller un peu plus l’argumentaire qui s’érige en simpiternelles mêmes interrogations...du genre heureusement qu’on a du nucléaire en France pour soulager la facture énergétique de la France, alors que seulement 20% de l’énergie nécessaire est d’origine électrique, la facture pétrolière étant par ailleurs sensiblement comparable entre les états dits modernes....mais non, le nucléaire nous sauvera...qui donc n’a pas pris la mesure du problème des déchets, de l’échelle du temps qui s’y adjoint, seul traitement jusqu’à présent trouvé, du problème de leur dissémination,  et attendre pour des milliers d’années....ce quiconque n’a pas tout à fait réalisé, le monde qu’on nous prépare...De plus, de mon expérience personnelle, je peux affirmer que la première pollution due au nucléaire est l’atteinte à la démocratie et à l’information, pour avoir tenté et parfois réussi tout de même à porter un autre point de vue à l’intention de mes concitoyens, j’ai pu réfléchir à ce qu’il en coûtait à la nation, comme frais de police et de renseignements généraux...Réfléchir, désobéir, je me répète mais ces deux verbes là, sont aussi synonymes de temps en temps...

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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 10:06

La pluie a cessé. Le vent a tourné Nord Ouest, il fait plus frais, les arbres sont peignés dans le sens habituel après une période de « marin ». C’est ici que cesse la description bucolique...Les atomiseurs, les sulfateurs, les citernes avec prise de force sur le tracteur sont de sortie. C’est la fête à tout ce qui pousse, car rien ne doit y échapper, tout ce qui pointe son nez, doit être...traité.

Je poursuis la lecture, j’en suis à mi chemin, du livre de François Veillerette et Fabrice Nicolino, « Pesticides, révélations sur un scandale français...Vous allez penser, encore...et oui, mais j’habite, que voulez vous, à la campagne, celle qui cultive les oignons doux et les pommes, tous ces bons produits, vendus sur le bord des routes et en coopérative, si beaux, si bons, et pourtant empoisonnés....c’est un peu comme la vieille qui donne cette belle pomme si brillante et belle à Blanche neige...vous vous souvenez ?  La prochaine fois si vous le voulez, je changerai, pour vous distraire, je parlerai du...nucléaire, y’a de belles centrales pas loin d’ici, en remontant vers la drôme, d’ailleurs il y a même un endroit où du plutonium arrive des Etat –Unis pour être transformé en Mox, combustible nécessaire à une nouvelle génération de centrales nucléaires « qu’on » a vendu aux Etats-uniens...Bon, mais c’est une autre histoire, je reviens à mes oignons....

Dans ma radio, j’entends souvent, en ce moment, des spots publicitaires, en relation avec la sécurité routière...Bien sûr, il n’est pas question pour moi, de minimiser, l’horreur et le drame que représente un accident de la route, je l’ai vécu. Mais, à la vigueur et à la volonté d’une telle annonce répétée, légitimement, j’en conviens, ajoutée à celle qui « traite » du tabagisme, et là aussi pour l’avoir vécu et en avoir souffert dans ma famille, je trouve cela normal, j’aurais bien souhaité, à toute fin de cohérence que l’on entende ce genre de spot dans ma radio... :

 

Jean Benoît  a 38 ans, il est marié et a deux enfants, il est heureux et mène sa petite exploitation avec fierté et dynamisme. C’est un paysan, un agriculteur, un technicien de la terre...Mais demain, Jean Benoît, va sortir son pulvérisateur, il s’en ira traiter ses champs, avec son fils, sans masque, sans gants, au vent...Demain, Jean benoît va courir un risque énorme pour sa santé et pour la votre...

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3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 10:23

"A vous frères humains qui passez... "toujours  écrire qu’il est un possible ailleurs, c’est le pouvoir de s’extraire de l’indicible horreur. C’est ajouter une ligne à l’éloge de l’oisiveté d’Hermann Hess. C’est jeter une enveloppe au hasard d’une poste et comme prétendre parler du feu à Rainer Maria Rilke et c’est tout à la fois et c’est dérisoire. C’est s’encombrer de pauvres mots à destin d’ oreilles repues du vacarme des poulaillers et attentives aux SOS quant tout est perdu et quand tout n’est que chatt,  sms, mails, post, et prendre soin de rester lettre morte quant tout se tire dans le sens commun du plus petit dénominateur. A toujours écrire qu’il est un possible ailleurs c’est se tripoter d’un doigt et s’imaginer meilleur et c’est dérisoire. Ecrire comme on respire, et pour ne pas étouffer vous dire chaque jour un peu, du bien, du mal, de l’à peu près, du ressenti, de l’oubli, de l’insignifiant. Insignifiant ce blog quand j’entendais hier, en fin d’après midi, alors que je me satisfaisais d’un rayon de soleil dans un fatras de poussières, j’écoutais le compte rendu d’audience d’un tribunal pénal international, jugeant Charles Taylor, pour crime contre l’humanité...un récit infernal soulignait ces moments, un village pillé, des enfants soldats drogués, un gamin dont on avait coupé séance tenante pieds et mains avant de le jeter dans une fosse d’aisance...comme a dit Woody Allen, « si Dieu existe, j’espère qu’il a une bonne excuse... »  

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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 09:29
   
   
 Le site http://www.lafermeenville.fr fait un tabac. 
 Plus de 4000 visiteurs pour sa première journée de mise en  
 ligne ! La Chambre d'Agriculture de Pau trouvait sans doute  
 que ce n'était pas suffisant et a donc décidé de lui faire un peu  
 de pub : *elle a déposé une plainte **contre lui auprès de la  
 gendarmerie contre le site La Ferme en Vrille,* ce vendredi 30  
 mai. Affaire à suivre dans les jours qui viennent. 
 *Elle mène également une bataille particulièrement intense  
 pour gagner la guerre du référencement auprès des moteurs de  
 recherche* (de manière à ce que son site officiel apparaisse  
 avant, ou plus haut, que le nôtre). *Nous faisons donc appel à  
 tous les internautes pour participer avec nous à ce combat et  
 faire mordre la poussière à la Chambre d'Agriculture de Pau.*  
 Comment faire ? C'est très simple si chacun y consacre 10  
 minutes (faites le tout de suite tant qu'à faire). Allez sur des  
 blogs, n'importe lesquels et cherchez les endroits où on peut 
 laisser des commentaires. Là, rédiger un commentaire,  
 n'importe lequel pourvu qu'il contienne le lien  
 http://www.lafermeenville.fr 
 Exemple : "j'ai vu un site vraiment trop drôle, je vous conseille  
 d'y aller, c'est http://www.lafermeenville.fr" ou encore "je viens  
 d'apprendre des trucs terribles sur les agro carburants sur 
 http://www.lafermeenville.fr" ou bien "ce matin en cliquant sur  
 http://www.lafermeenville.fr ce que j'ai appris sur les pesticides  
 a changé ma vie. C'est décidé, je me met à la bière bio". Bon  
 bref vous avez compris, c'est simple et ludique...alors tous et  
 toutes à vos souris et gagnons la cyber-bataille contre les  
 vilains méchants agro-industriels! On peut mesurer tous les  
 jours le résultat de cette action collective en tapant "ferme en  
 ville Bayonne" sur un moteur de recherche et en voyant qui  
 gagne la partie.... 
 *Merci de faire circuler ce message auprès du plus grand  
nombre de gens possible !*
 * 
 

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